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[Le néo-syndicat des travailleurs indépendants]( https://www.independants.co/).
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Et si je me syndiquais enfin ! Depuis le temps que ça me gratte. Je continue à avoir une grosse préférence pour [Solidaires](https://solidaires.org/) par contre.
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Entendu dans une réunion avec des représentants départementaux
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> C'est un nœud gordien
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Mais c'est quoi un nœud gordien ?
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> L’expression nœud gordien désigne, métaphoriquement, un problème qui ne
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> présente pas de solution apparente, finalement résolu par une action
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> radicale. Par extension, la solution apportée à ce problème est radicale, ce
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> qui a forgé l’expression « trancher le nœud gordien ». Cette expression
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> trouve son origine dans la légende d’Alexandre le Grand.
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[Nœud Gordien sur wikipedia](https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C5%93ud_gordien)
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Quand même les personnes qui bossent dans l'administration évoque ce genre de
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problème interne, c'est qu'il y a une belle marge de progression :)
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> L’actualité éditoriale rencontre aussi l’actualité politique puisque le
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> reconfinement de l’automne 2020 offre une deuxième raison de se tourner vers
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> les textes de Gorz. En effet, un débat public s’est ouvert sur la question
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> des commerces et besoins essentiels. Or, Gorz soulevait déjà cette question
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> dans les années 1960 : de quelle production sociale avons-nous besoin ?
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> Comment ôter au capitalisme le pouvoir de détermination de la production,
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> qu’il utilise pour maximiser ses profits plutôt que pour satisfaire les
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> besoins sociaux ? Si toute production et consommation est toujours
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> destruction de ressources finies, alors il faut choisir la production sociale
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> à privilégier : comment déterminer une production sociale capable de
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> satisfaire les besoins sociaux et compatible avec les exigences écologiques ?
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> A chaque fois que le statut de Sujet ainsi défini est attribué à Dieu, à la
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> Vie, à la Planète, à l’Ecosystème (…) autrement dit au-delà des êtres
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> humains, nous avons affaire à un anti-humanisme qui constitue le terreau
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> idéal sur lequel la dictature, l’oppression, le totalitarisme peuvent fleurir
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> quand ils choisissent une technologie, la grande compagnie ou l’entrepreneur
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> ne recherchent pas seulement l’efficacité technique mais aussi un monopole
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> local et régional et un pouvoir de contrôle conféré par une technologie
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> donnée
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> C’est pourquoi il critique la « technocratie » qui utilise « la technologie
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> pour renforcer et développer la centralisation du pouvoir »
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> Le projet gorzien d’affranchissement du travail capitaliste et de la sphère
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> marchande créerait alors un cercle vertueux : en désengageant le travail de
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> la croissance productive incessante et de la rentabilité, on prend déjà la
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> voie d’une politique écologique de production, et on laisse aux travailleurs
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> le temps de participer au débat démocratique pour confirmer et accentuer
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> cette transition.
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> On entend ainsi parfois que la transition écologique impliquera de travailler
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> plus pour sauver nos conditions de vie. Le projet décroissant de Gorz ne va
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> pas en ce sens.
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> C’est seulement en séparant les producteurs directs des moyens de production
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> et du résultat de la production qu’il a été possible de leur faire produire
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> des surplus dépassant leurs besoins et d’utiliser ces « surplus économiques »
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> à la multiplication des moyens de production et à l’accroissement de leur
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> puissance. A supposer, en effet, que les moyens de production industriels
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> aient été développés originellement par les producteurs associés eux-mêmes,
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> les entreprises seraient restées maîtrisables par eux, ils n’auraient cessé
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> d’autolimiter et leurs besoins et la nature et l’intensité de leur travail.
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_Et vive les Scop et autres coopératives et collectifs de travail_
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> D’autre part, le capitalisme a détruit la norme du suffisant dans le ressenti
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> des besoins et partant, dans la consommation, en la stimulant
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> artificiellement, que ce soit par une dégradation volontaire de la qualité
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> des produits ou par des techniques de marketing visant à stimuler la demande.
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> Ainsi le capitalisme a étendu sa domination à la force de travail et à sa
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> reproduction, réduisant l’individu social à un « travailleur-consommateur (…)
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> client du capital en tant qu’il dépend(ait) à la fois du salaire perçu et des
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> marchandises achetées »
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> Nous serons au moins aussi bien habillés, chaussés, logés, transportés,
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> lavés, etc., qu’aujourd’hui, tout en vivant mieux mais autrement. Car, avant
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> tout, nous travaillerons beaucoup moins puisque les produits, beaucoup plus
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> durables, seront fabriqués en quantités plus petites. La course au rendement,
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> le travail abrutissant et affolant, les ʺcadences infernalesʺ n’auront plus
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> de raison d’être
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> L’utopie ne consiste pas, aujourd’hui, à préconiser le bien-être par la
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> décroissance et la subversion de l’actuel mode de vie ; l’utopie consiste à
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> croire que la croissance de la production sociale peut encore apporter le
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> mieux-être, et qu’elle est matériellement possible
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[De quelle écologie avons-nous besoin ? À propos d’André Gorz](http://www.contretemps.eu/ecologie-gorz-anticapitalisme-democratie-decroissance-revenu-universel/)
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Chaque extrait, article, échange à propos de Gorz me donne envie de le lire...
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À suivre ?
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