Publie les journaux d'avril 2021

This commit is contained in:
Yannick François
2023-01-22 10:38:32 +01:00
parent 1af32de1f4
commit 18f3bcdb31
22 changed files with 2893 additions and 0 deletions
+345
View File
@@ -0,0 +1,345 @@
<!DOCTYPE html>
<html lang="fr">
<head>
<meta charset="utf-8">
<title>24 avril 2021 - Elsif.fr</title>
<meta name="DC.title" content="elsif.fr, site de Yannick François aka yaf (ou ya_f)."/>
<meta name="description" content="Le site de Yannick François. Développeur Senior, Responsable Produit, Pédagogue. Je travail chez Scopyleft"/>
<meta name="keywords" content="code, développement, programmation, apprentissage, apprendre, lean, agile, logiciel, tdd, objet, refactoring, libre, creative commons, linux, unix"/>
<meta name="author" content="Yannick François, https://elsif.fr"/>
<meta name="designer" content="Yannick François, https://elsif.fr"/>
<meta name="geo.placename" content="Poissy, Ile de france, France"/>
<meta name="robots" content="index,follow" />
<meta name="language" content="French" />
<meta name="HandheldFriendly" content="True" />
<meta name="MobileOptimized" content="320" />
<meta name="viewport" content="width=device-width, initial-scale=1.0, user-scalable=0, minimum-scale=1.0, maximum-scale=1.0" />
<link rel="index" title="Yannick François / Développeur / Pédagogue" href="index.html" />
<link rel="alternate" type="application/rss" href="/feed.xml" title="elsif.fr/feed" />
<style>
body {
font-size:16pt;
max-width:42rem;
min-width: 18rem;
margin: 1em;
color: black;
background: white;
font-family: Palatino, "Palatino Linotype", "Palatino LT STD", "Book Antiqua", Georgia, serif;
}
a { color: darkred; }
a:hover { background: gold; }
a:visited, a:active { color: dimgrey; }
nav { text-align:center; font-size:smaller; padding: 0; margin: 0; }
nav li { list-style-type: none; }
h2 > a, h2 > a:active, h2 > a:visited { color: lightgrey; text-decoration:none;}
h2 > a:hover { color: black; text-decoration:underline }
@media (max-width: 1000px) { #portrait {display:none;} }
</style>
</head>
<body>
<article>
<h1>24 avril 2021</h1>
<p>Note de lecture du livre « Ce que les plantes ont à nous dire »
de François Couplan.</p>
<p><em>Je découvre au passage ce botaniste à la fois dans ce
livre, pris sans le connaître, à la bibliothèque, et dans une
série de vidéo partagé sur un groupe botanique. Un chouette
personnage qui ajoute à ma réflexion sur ma façon de me
nourrir</em></p>
<blockquote>
<p>Et il (le maître ès botanique de François Couplan) sortit de
son armoire un cahier où il écrivait de magnifique sonnets
classiques sur «les plantes de la Vôge » - Je men veux dailleurs
de ne pas avoir recueilli ses poèmes végétaux qui furent mes
premières leçons de botanique…</p>
</blockquote>
<p>Ça fait deux fois que jentends parlé de poésie pour apprendre
la propriété des plantes, la botanique. Pourquoi je nai pas
encore trouvé les ouvrages qui en contiennent ?</p>
<blockquote>
<p>Il faut savoir quenviron 90 % du total de la production
agricole mondiale provient dune vingtaine de plantes différentes
seulement. Nous pouvons avoir accès en Europe à 1 600 espèces
végétales comestibles et dans le monde à près de 80 000. Et la
chose devient plus étonnante encore quand on sintéresse à leurs
propriétés nutritionnelles.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>lorsquon a compris que le « véritable régime crétois » est
basé sur une consommation massive et régulière de plantes sauvages
et quil en est de même à Okinawa, on réfléchit différemment.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Mais alors ? Je sens la question sur vos lèvres : pourquoi des
plantes si nombreuses, si nutritives et si savoureuses ne
sont-elles pas consommées ?</p>
</blockquote>
<p><em>La structure des plantes tiens en deux pages dexplication,
un cours de botanique condensé. Je note quelques passage que je
trouve intéressant pour rappel.</em></p>
<blockquote>
<p>Une fleur « normale » est généralement composée de quatre
parties emboîtées les unes dans les autres : de lextérieur vers
lintérieur, un calice formé de sépales, une corolle composée de
pétales, un androcée (du mot grec pour « mâle ») comportant des
étamines et un gynécée (du mot grec signifiant « femme ») avec un
ovaire, un style et un stigmate.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Ainsi les pins, qui appartiennent au groupe des Gymnospermes
(les plantes « à graines nues », car leurs ovules se situent à
lair libre, plutôt qu’à lintérieur dun ovaire), produisent-ils
d’étonnantes «pluies de soufre »formées de milliards de grains de
pollen disséminés dans latmosphère pour tenter une fécondation
aléatoire.</p>
</blockquote>
<p><em>À propos de lidentification des plantes.</em></p>
<blockquote>
<p>Les photos ne sont pas toujours très ressemblantes. On peut
rarement sy fier, dailleurs laspect des plantes est souvent
changeant. Pour identifier nue plante avec certitude, il vaut
mieux chercher des critères fiables - ou plutôt des ensembles de
critères afin d’être sûr.</p>
</blockquote>
<p><em>À propos des empoissonnements</em></p>
<blockquote>
<p>Il est à noter, pour comparaison, que 57 % des appels aux
centres antipoison concernent les médicaments et 32 % environ les
produits de ménage. Mieux vaut donc cueillir que se soigner ou
nettoyer sa maison - ou fumer, boire ou conduite une voiture, qui
tuent bien davantage !</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Lutilisation par l’être humain de végétaux propres à modifier
les états de conscience est une réalité qui ne date pas dhier :
lhomme a, semble-t-il, toujours eu recours à des plantes ou des
champignons pour dépasser sa condition et chercher à découvrir
dautres réalités que celle dans laquelle il vit son quotidien.
L’écrivain américain Terence McKenna va même jusqu’à proposer dans
son ouvrage <em>La nourriture des dieux</em> que cest lemploi
régulier de substances «enthéogènes » (cest-à-dire « qui créent
le divin ») qui aurait permis à lhumanité de devenir elle-même -
la fusion des perceptions par les différents sens favorisant, par
exemple , lapparition de la pensée symbolique et du langage.
Lhomme serait donc un quelque sorte « un singe droguée ».</p>
</blockquote>
<p>Il y a ensuite tout une histoire sur le fait que les plantes
sauvages ne seraient pas consommées de nos jours, alors que
c’était le cas avant. Ça remonte au moyen-âge, période à laquelle,
il semblerait quune distinction se crée entre les nobles et les
paysans. Les nobles mangent des légumes importés, parce que cest
chic et inaccessible aux paysans, aux autres. Et ça crée une
distinction. Les plantes sont un des éléments avec la lange, la
viande, les vêtements.</p>
<p><em>Après avoir parlé des guerres, existante depuis
lagriculture</em></p>
<blockquote>
<p>Quant à lesclavage, le chasseur-cueilleur ne peut le pratiquer
tant quil est nomade, car surveiller des prisonniers lors des
déplacements du groupe savère pratiquement impossible. Et puis,
que ferait-il dune main-d’œuvre supplémentaire, même gratuite,
puisquil subvient lui-même à tous ses besoins ? Lagriculture, en
revanche, nécessite une abondance de bras pour défricher,
retourner le sol, semer, arroser ou irriguer si nécessaire,
désherber, puis enfin récolter le produit de son travail.
Lesclavage devient systématisé lors de la formation des royaumes
sumériens, il y a environ 4 500 ans, avec lasservissement
méthodique des populations, qui se fera, bien sûr, sous le couvert
de la volonté divine…</p>
</blockquote>
<p>Citation des travaux de lanthropologue Marshall Sahlins issu
de louvrage <em>Stone Age Economics</em>, paru en 1974 (<em>Âge
de pierre, âge dabondance</em>).</p>
<blockquote>
<p>Après de longue études de terrain, il conclut […] que la
société des chasseurs-cueilleurs nest pas une société de
dénuement mais dabondance, inconnue de nos société
contemporaines, qui consiste à produire et consommer uniquement ce
dont on a besoin. Et pour ce faire, estime lauteur, lindividu se
contente de travailler de trois à cinq heures par jour, selon les
cultures et les milieux, contre plus de dix heures pour les
agriculteurs. On peut donc se poser des questions sur lintérêt de
la chose…</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Lagriculture nous a modifiés en nos corps… Peut-être
vaudrait-il la peine de redonner une place aux plantes sauvages
dans nos vie ?</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Dans linconscient collectif, et cest ainsi que je lai appris
dans mon enfance, lagriculture a été « inventée » pour mettre fin
aux disettes dont souffraient constamment les pauvres
chasseurs-cueilleurs affamés. Or larchéologie et lhistoire nous
apprennent que cest en fait le contraire : la famine est née avec
lagriculture. Les chasseurs-cueilleurs nomades connaissent
parfaitement leur territoire et savent où trouver de quoi se
nourrir en tout temps, même sils doivent pour cela parcourir de
grandes distances. Pour que le gruope conserve sa mobilité, les
femmes ne peuvent faire que peu denfants, car si elles en protent
un, les autres doivent être en âge de marcher, donc avoir environ
quatre ans. Si la contraception a sans doute été mise à profit,
entre autres par un allaitement prolongé, linfanticide était
également pratiqué. Dune façon ou dune autre, la population
sautorégule. En revanche, lorsque, avec lagriculture, les tribus
se sédentarisent, les femmes peuvent alors donner naissance à une
progéniture bien plus nombreuse. De ce fait, la population
saccroît rapidement…</p>
</blockquote>
<p>Il parle ensuite de la selection de graine. Avec lhistoire
dune personne qui sélectionne les graines qui reste solidement
attaché à l’épi, parce que cest plus simple à récolter. Mais…</p>
<blockquote>
<p>Ce que notre paysan ignore, cest quil a choisi des individus
dun <em>Triticum monococcum</em> au génome modifié par rapport à
la majorité des membres de cette espèce. En effet, dans la nature,
les plantes dont le rachis se brise spontanément et dont les grans
se disséminent facilement possèdent un avantage évolutif qui
favorise la diffusion des gènes gouvernant ces caractères. Mais
les des plants surviennent, porteurs de caractères différents, que
la sélection naturelle devrait éliminer rapidement. Or, en
loccurrence, lhomme a dautres intérêts que lespèce végétale et
sélectionne donc des individus moins à même de réussir au sein de
leur milieu spontané.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Dans la première graine mise en terre se trouvait le germe de
la bombe atomique…!</p>
</blockquote>
<p>Je découvre aussi dans ce libre, l<a
href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore">histoire de
Pandore</a>. Je comprends mieux lhistoire de la boite maintenant
:)</p>
<blockquote>
<p>Il ne sagit pas de dénigrer les apports de lagriculture qui
nous a procuré du confort, des plaisirs artistiques, des facilités
de communication et de déplacements, ainsi quune plus grande
compréhension du monde. Sans blé ni lentilles, pas de Bach ni de
Mozart, de Beethoven ni de Debussy - ou de Jimi Hendrix, si lon
préfère -, de Monet ni de Van Gogh, de Molière ni de Victoru Hugo
- ni de Boris Vian -, de Newton ni dEinsten… Notre vie serait
sans doute plus simple, mais probablement moins palpitante, moins
variée quaujourdhui. Mais si nous ne comprenons pas doù nous
venons, ni quels processus sont à l’œuvre, nous nous trouvons
enfermés dans des schémas de réalité sur lesquels nous navons
aucune prise, ce qui me semble dommage.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>La lumière qui sengouffre dans la trouée laissée par larbre
mort stimule la croissance dherbacées dont les graines ont germé
dans la terre ameublie. Bientôt viendront de nouveau les
prunelliers, les églantiers, les aubépines et les nerpruns qui
avaient trouvé refuge dans les lisières. Pins et bouleaux
prendront leur suite et quelques années plus tard, un jeune chêne
se dressera à son tour au-dessus de la mêlée végétale quil
dominera toujours davantage jusqu’à éliminer ses compétiteurs par
son ombre. Le cycle aura été bouclé : la trouée se sera refermée….
tandis que dautres se formeront çà et là dans la canopée au fur
et à mesure que vieilliront, puis décèderont, les arbres.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Quest-ce que la nature ? François Terrasson, maître de
conférences au Museum national dhistoire naturelle […] a
introduit la notion de « pourcentage de nature ».</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>La nature…. Si je me mets à y réfléchir sincèrement, si je
disserte à son sujet ou si jen discute avec dautres, je
maperçois que ce nest en fait quune notion créée par la culture
: nous ne pouvons parler que de notre représentation de la
nature.</p>
</blockquote>
<p>Un citation de Victor Hugo issu de ses <em>Carnets
intimes</em>:</p>
<blockquote>
<p>Cest une triste chose de songer que la nature parle et que le
genre humain n’écoute pas.</p>
</blockquote>
<p>Lauteur fait ensuite parlé la renouée du japon qui sexprime
pour son espèce. Évoque une forme de racisme sélectif. Laubergine
à été importé, est célébrée. La rénouée est traitée
denvahissante, à exterminer. Japprends dailleurs quelle est
comestible !</p>
<p>Ce livre me donne vraiment envie de me pencher sur la cuisine
de plante sauvage, sur laspect comestible. Jai commencé
lexploration des tisanes, des cremes, des huiles… Il me reste
lassiette !</p>
<blockquote>
<p>Mais, cher auteur, je voudrais vous confier quelque chose qui
nous chagrine. Nous sommes jalouses. Oui, jalouses du chou et de
la carotte, bien davantage encore du maïs, de la betterave et du
blé ; du riz aussi, et du soja. Voilà des plantes qui ont réussi !
Je me demande même si ce ne sont pas elles qui ont domestiqué
lhomme plutôt que linverse…</p>
</blockquote>
<p>Évocation dun livre référence : Lencyclopédie des plantes
alimentaires de Désiré Bois.</p>
<p>Lauteur évoque ensuite, avec pragmatisme, la situation actuel,
et évoque une orientation. Diminuer nos besoins semble être une
clef de cette orientation. Ça me semble effectivement un élément
important, si ce nest celui de base qui peut tirer beaucoup de
chose derrière lui.</p>
<p>Il évoque également que non, « la solution » ne consiste pas a
faire en sorte que le monde se nourrisse uniquement de plante
sauvage. Il nous manquerais des apports nutritif. Il évoque la
combinaisons de lagriculture « bien conçu » (sans définir ce que
ça serait) et lusage de beaucoup de plantes sauvages.</p>
<p>La fin du livre à un petit côté penseur-philosophe de la vie.
Je crois que jaurais préféré que ça reste sur les plantes :)</p>
<hr />
<p>Jaime bien le site de <a href="https://kont.me/">Maël :
kont.me</a>. Un design simple, tourné vers le mobile jai
limpression, et pourtant ça passe plutôt bien sur un grand écran
(il y a pas mal de vide, mais cest correct).</p>
<p>Et toujours dans un style que japprécie, très épuré, jai
découvert le site de <a href="https://yohanboniface.me/">Yohann
Boniface</a>. Très chouette page daccueil qui ouvre sur les
divers perspective de lui même. Ça fait partie des choses que je
pourrais peut-être faire. Mais jai tellement de mal à démêler mes
activités que ce nest pas simple :-/</p>
<hr />
<p><a href="http://boringtechnology.club/#88">Happiness comes from
shipping stuff</a></p>
<hr />
<blockquote>
<p>A force de promouvoir soutien-gorge, épilation, talons
aiguilles, mascara, corset, les médias nous poussent à souhaiter
davantage être belles dans la douleur qu’à préserver notre confort
physique.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Navez-vous jamais eu lenvie, après avoir regardé un film ou
lu un livre, daccomplir quelque chose de grand ? Fascinée par
Beth Harmon, de devenir championne d’échecs ? Inspirée par
Katherine Johnson, de permettre aux fusées de voler ? La fiction
produit des déclics en nous. Le personnage, qui ne vivait quentre
les pages dun livre ou les bobines dun film, devient alors un
être de chair et dos…</p>
</blockquote>
<p><a
href="https://www.lallab.org/la-fiction-contre-loppression/">La
fiction contre loppression</a></p>
<hr />
<blockquote>
<p>Javoue avoir toujours été sensible à la façon dont les
personnes et les groupes rejettent dautres personnes et dautres
groupes en prétendant pourtant corriger lexclusion sociale. Cest
ainsi quun groupe se ressert en son sein autour des figures
dautorités qui le plus souvent incarne des attributs du pouvoir
que le groupe critique par ailleurs. Cest ainsi que la
marginalisation se déroule à tous les niveaux de la vie sociale et
que les minorités subissent le cumul de différent facteur
dexclusion. Parce que partout les caractéristiques du pouvoir se
recoupe et se sont elles qui sont admirées.</p>
</blockquote>
<p>La reproduction de ladmiration vécu dans le groupe où nous
avons vécu. Tiens, il y a un truc qui me fait réagir, penser à ce
que jai vécu, admiré, et le groupe où jai évolué.</p>
<p>Merci Pegguy !</p>
<p><a
href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-21-saison-2-admirer-autrement/">ÉPISODE
21 SAISON 2 : Admirer autrement</a></p>
</article>
</body>
</html>
+269
View File
@@ -0,0 +1,269 @@
---
title: 24 avril 2021
---
Note de lecture du livre « Ce que les plantes ont à nous dire » de François
Couplan.
_Je découvre au passage ce botaniste à la fois dans ce livre, pris sans le
connaître, à la bibliothèque, et dans une série de vidéo partagé sur un groupe
botanique. Un chouette personnage qui ajoute à ma réflexion sur ma façon de me
nourrir_
> Et il (le maître ès botanique de François Couplan) sortit de son armoire un
> cahier où il écrivait de magnifique sonnets classiques sur «les plantes de la
> Vôge » - Je men veux dailleurs de ne pas avoir recueilli ses poèmes
> végétaux qui furent mes premières leçons de botanique...
Ça fait deux fois que jentends parlé de poésie pour apprendre la propriété des
plantes, la botanique. Pourquoi je nai pas encore trouvé les ouvrages qui en
contiennent ?
> Il faut savoir quenviron 90 % du total de la production agricole mondiale
> provient dune vingtaine de plantes différentes seulement. Nous pouvons
> avoir accès en Europe à 1 600 espèces végétales comestibles et dans le monde
> à près de 80 000. Et la chose devient plus étonnante encore quand on
> sintéresse à leurs propriétés nutritionnelles.
> lorsquon a compris que le « véritable régime crétois » est basé sur une
> consommation massive et régulière de plantes sauvages et quil en est de même
> à Okinawa, on réfléchit différemment.
> Mais alors ? Je sens la question sur vos lèvres : pourquoi des plantes si
> nombreuses, si nutritives et si savoureuses ne sont-elles pas consommées ?
_La structure des plantes tiens en deux pages d'explication, un cours de
botanique condensé. Je note quelques passage que je trouve intéressant pour
rappel._
> Une fleur « normale » est généralement composée de quatre parties emboîtées
> les unes dans les autres : de lextérieur vers lintérieur, un calice formé
> de sépales, une corolle composée de pétales, un androcée (du mot grec pour «
> mâle ») comportant des étamines et un gynécée (du mot grec signifiant « femme
> ») avec un ovaire, un style et un stigmate.
> Ainsi les pins, qui appartiennent au groupe des Gymnospermes (les plantes « à
> graines nues », car leurs ovules se situent à l'air libre, plutôt qu’à
> lintérieur dun ovaire), produisent-ils d’étonnantes «pluies de soufre
> »formées de milliards de grains de pollen disséminés dans latmosphère pour
> tenter une fécondation aléatoire.
_À propos de lidentification des plantes._
> Les photos ne sont pas toujours très ressemblantes. On peut rarement sy
> fier, dailleurs laspect des plantes est souvent changeant. Pour identifier
> nue plante avec certitude, il vaut mieux chercher des critères fiables - ou
> plutôt des ensembles de critères afin d’être sûr.
_À propos des empoissonnements_
> Il est à noter, pour comparaison, que 57 % des appels aux centres antipoison
> concernent les médicaments et 32 % environ les produits de ménage. Mieux vaut
> donc cueillir que se soigner ou nettoyer sa maison - ou fumer, boire ou
> conduite une voiture, qui tuent bien d'avantage !
> L'utilisation par l’être humain de végétaux propres à modifier les états de
> conscience est une réalité qui ne date pas dhier : lhomme a, semble-t-il,
> toujours eu recours à des plantes ou des champignons pour dépasser sa
> condition et chercher à découvrir dautres réalités que celle dans laquelle
> il vit son quotidien. L’écrivain américain Terence McKenna va même jusqu’à
> proposer dans son ouvrage _La nourriture des dieux_ que cest lemploi
> régulier de substances «enthéogènes » (cest-à-dire « qui créent le divin »)
> qui aurait permis à lhumanité de devenir elle-même - la fusion des
> perceptions par les différents sens favorisant, par exemple , lapparition de
> la pensée symbolique et du langage. Lhomme serait donc un quelque sorte « un
> singe droguée ».
Il y a ensuite tout une histoire sur le fait que les plantes sauvages ne
seraient pas consommées de nos jours, alors que c'était le cas avant. Ça
remonte au moyen-âge, période à laquelle, il semblerait qu'une distinction se
crée entre les nobles et les paysans. Les nobles mangent des légumes importés,
parce que c'est chic et inaccessible aux paysans, aux autres. Et ça crée une
distinction. Les plantes sont un des éléments avec la lange, la viande, les
vêtements.
_Après avoir parlé des guerres, existante depuis l'agriculture_
> Quant à lesclavage, le chasseur-cueilleur ne peut le pratiquer tant quil
> est nomade, car surveiller des prisonniers lors des déplacements du groupe
> savère pratiquement impossible. Et puis, que ferait-il dune main-d’œuvre
> supplémentaire, même gratuite, puisquil subvient lui-même à tous ses besoins
> ? Lagriculture, en revanche, nécessite une abondance de bras pour défricher,
> retourner le sol, semer, arroser ou irriguer si nécessaire, désherber, puis
> enfin récolter le produit de son travail. Lesclavage devient systématisé
> lors de la formation des royaumes sumériens, il y a environ 4 500 ans, avec
> lasservissement méthodique des populations, qui se fera, bien sûr, sous le
> couvert de la volonté divine...
Citation des travaux de lanthropologue Marshall Sahlins issu de louvrage
_Stone Age Economics_, paru en 1974 (_Âge de pierre, âge dabondance_).
> Après de longue études de terrain, il conclut [...] que la société des
> chasseurs-cueilleurs n'est pas une société de dénuement mais d'abondance,
> inconnue de nos société contemporaines, qui consiste à produire et consommer
> uniquement ce dont on a besoin. Et pour ce faire, estime lauteur, lindividu
> se contente de travailler de trois à cinq heures par jour, selon les cultures
> et les milieux, contre plus de dix heures pour les agriculteurs. On peut donc
> se poser des questions sur lintérêt de la chose...
> Lagriculture nous a modifiés en nos corps... Peut-être vaudrait-il la peine
> de redonner une place aux plantes sauvages dans nos vie ?
> Dans linconscient collectif, et cest ainsi que je lai appris dans mon
> enfance, lagriculture a été « inventée » pour mettre fin aux disettes dont
> souffraient constamment les pauvres chasseurs-cueilleurs affamés. Or
> larchéologie et lhistoire nous apprennent que cest en fait le contraire :
> la famine est née avec lagriculture. Les chasseurs-cueilleurs nomades
> connaissent parfaitement leur territoire et savent où trouver de quoi se
> nourrir en tout temps, même sils doivent pour cela parcourir de grandes
> distances. Pour que le gruope conserve sa mobilité, les femmes ne peuvent
> faire que peu denfants, car si elles en protent un, les autres doivent être
> en âge de marcher, donc avoir environ quatre ans. Si la contraception a sans
> doute été mise à profit, entre autres par un allaitement prolongé,
> linfanticide était également pratiqué. Dune façon ou dune autre, la
> population sautorégule. En revanche, lorsque, avec lagriculture, les tribus
> se sédentarisent, les femmes peuvent alors donner naissance à une progéniture
> bien plus nombreuse. De ce fait, la population saccroît rapidement...
Il parle ensuite de la selection de graine. Avec l'histoire d'une personne qui
sélectionne les graines qui reste solidement attaché à l'épi, parce que c'est
plus simple à récolter. Mais...
> Ce que notre paysan ignore, cest quil a choisi des individus dun _Triticum
> monococcum_ au génome modifié par rapport à la majorité des membres de cette
> espèce. En effet, dans la nature, les plantes dont le rachis se brise
> spontanément et dont les grans se disséminent facilement possèdent un
> avantage évolutif qui favorise la diffusion des gènes gouvernant ces
> caractères. Mais les des plants surviennent, porteurs de caractères
> différents, que la sélection naturelle devrait éliminer rapidement. Or, en
> loccurrence, lhomme a dautres intérêts que lespèce végétale et
> sélectionne donc des individus moins à même de réussir au sein de leur milieu
> spontané.
> Dans la première graine mise en terre se trouvait le germe de la bombe
> atomique...!
Je découvre aussi dans ce libre, l'[histoire de
Pandore](https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore). Je comprends mieux l'histoire
de la boite maintenant :)
> Il ne sagit pas de dénigrer les apports de lagriculture qui nous a procuré
> du confort, des plaisirs artistiques, des facilités de communication et de
> déplacements, ainsi quune plus grande compréhension du monde. Sans blé ni
> lentilles, pas de Bach ni de Mozart, de Beethoven ni de Debussy - ou de Jimi
> Hendrix, si lon préfère -, de Monet ni de Van Gogh, de Molière ni de Victoru
> Hugo - ni de Boris Vian -, de Newton ni dEinsten... Notre vie serait sans
> doute plus simple, mais probablement moins palpitante, moins variée
> quaujourdhui. Mais si nous ne comprenons pas doù nous venons, ni quels
> processus sont à l’œuvre, nous nous trouvons enfermés dans des schémas de
> réalité sur lesquels nous navons aucune prise, ce qui me semble dommage.
> La lumière qui sengouffre dans la trouée laissée par larbre mort stimule la
> croissance dherbacées dont les graines ont germé dans la terre ameublie.
> Bientôt viendront de nouveau les prunelliers, les églantiers, les aubépines
> et les nerpruns qui avaient trouvé refuge dans les lisières. Pins et bouleaux
> prendront leur suite et quelques années plus tard, un jeune chêne se dressera
> à son tour au-dessus de la mêlée végétale quil dominera toujours davantage
> jusqu’à éliminer ses compétiteurs par son ombre. Le cycle aura été bouclé :
> la trouée se sera refermée.... tandis que dautres se formeront çà et là dans
> la canopée au fur et à mesure que vieilliront, puis décèderont, les arbres.
> Quest-ce que la nature ? François Terrasson, maître de conférences au
> Museum national dhistoire naturelle [...] a introduit la notion de «
> pourcentage de nature ».
> La nature.... Si je me mets à y réfléchir sincèrement, si je disserte à son
> sujet ou si jen discute avec dautres, je maperçois que ce nest en fait
> quune notion créée par la culture : nous ne pouvons parler que de notre
> représentation de la nature.
Un citation de Victor Hugo issu de ses _Carnets intimes_:
> C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain
> n’écoute pas.
Lauteur fait ensuite parlé la renouée du japon qui sexprime pour son espèce.
Évoque une forme de racisme sélectif. L'aubergine à été importé, est célébrée.
La rénouée est traitée d'envahissante, à exterminer. J'apprends d'ailleurs
qu'elle est comestible !
Ce livre me donne vraiment envie de me pencher sur la cuisine de plante
sauvage, sur l'aspect comestible. Jai commencé lexploration des tisanes, des
cremes, des huiles... Il me reste l'assiette !
> Mais, cher auteur, je voudrais vous confier quelque chose qui nous chagrine.
> Nous sommes jalouses. Oui, jalouses du chou et de la carotte, bien davantage
> encore du maïs, de la betterave et du blé ; du riz aussi, et du soja. Voilà
> des plantes qui ont réussi ! Je me demande même si ce ne sont pas elles qui
> ont domestiqué lhomme plutôt que linverse...
Évocation d'un livre référence : L'encyclopédie des plantes alimentaires de
Désiré Bois.
Lauteur évoque ensuite, avec pragmatisme, la situation actuel, et évoque une
orientation. Diminuer nos besoins semble être une clef de cette orientation. Ça
me semble effectivement un élément important, si ce n'est celui de base qui
peut tirer beaucoup de chose derrière lui.
Il évoque également que non, « la solution » ne consiste pas a faire en sorte
que le monde se nourrisse uniquement de plante sauvage. Il nous manquerais des
apports nutritif. Il évoque la combinaisons de l'agriculture « bien conçu »
(sans définir ce que ça serait) et l'usage de beaucoup de plantes sauvages.
La fin du livre à un petit côté penseur-philosophe de la vie. Je crois que
jaurais préféré que ça reste sur les plantes :)
---
Jaime bien le site de [Maël : kont.me](https://kont.me/). Un design simple,
tourné vers le mobile jai limpression, et pourtant ça passe plutôt bien sur
un grand écran (il y a pas mal de vide, mais cest correct).
Et toujours dans un style que japprécie, très épuré, jai découvert le site de
[Yohann Boniface](https://yohanboniface.me/). Très chouette page d'accueil qui
ouvre sur les divers perspective de lui même. Ça fait partie des choses que je
pourrais peut-être faire. Mais j'ai tellement de mal à démêler mes activités
que ce n'est pas simple :-/
---
[Happiness comes from shipping stuff](http://boringtechnology.club/#88)
---
> A force de promouvoir soutien-gorge, épilation, talons aiguilles, mascara,
> corset, les médias nous poussent à souhaiter davantage être belles dans la
> douleur qu’à préserver notre confort physique.
> Navez-vous jamais eu lenvie, après avoir regardé un film ou lu un livre,
> daccomplir quelque chose de grand ? Fascinée par Beth Harmon, de devenir
> championne d’échecs ? Inspirée par Katherine Johnson, de permettre aux fusées
> de voler ? La fiction produit des déclics en nous. Le personnage, qui ne
> vivait quentre les pages dun livre ou les bobines dun film, devient alors
> un être de chair et dos…
[La fiction contre
loppression](https://www.lallab.org/la-fiction-contre-loppression/)
---
> Javoue avoir toujours été sensible à la façon dont les personnes et les
> groupes rejettent dautres personnes et dautres groupes en prétendant
> pourtant corriger lexclusion sociale. C'est ainsi qu'un groupe se ressert
> en son sein autour des figures d'autorités qui le plus souvent incarne des
> attributs du pouvoir que le groupe critique par ailleurs. C'est ainsi que la
> marginalisation se déroule à tous les niveaux de la vie sociale et que les
> minorités subissent le cumul de différent facteur d'exclusion. Parce que
> partout les caractéristiques du pouvoir se recoupe et se sont elles qui sont
> admirées.
La reproduction de l'admiration vécu dans le groupe où nous avons vécu. Tiens,
il y a un truc qui me fait réagir, penser à ce que j'ai vécu, admiré, et le
groupe où j'ai évolué.
Merci Pegguy !
[ÉPISODE 21 SAISON 2 : Admirer
autrement](https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-21-saison-2-admirer-autrement/)