Publie les journaux d'avril 2021

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Yannick François
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<title>24 avril 2021 - Elsif.fr</title>
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<article>
<h1>24 avril 2021</h1>
<p>Note de lecture du livre « Ce que les plantes ont à nous dire »
de François Couplan.</p>
<p><em>Je découvre au passage ce botaniste à la fois dans ce
livre, pris sans le connaître, à la bibliothèque, et dans une
série de vidéo partagé sur un groupe botanique. Un chouette
personnage qui ajoute à ma réflexion sur ma façon de me
nourrir</em></p>
<blockquote>
<p>Et il (le maître ès botanique de François Couplan) sortit de
son armoire un cahier où il écrivait de magnifique sonnets
classiques sur «les plantes de la Vôge » - Je m’en veux d’ailleurs
de ne pas avoir recueilli ses poèmes végétaux qui furent mes
premières leçons de botanique…</p>
</blockquote>
<p>Ça fait deux fois que j’entends parlé de poésie pour apprendre
la propriété des plantes, la botanique. Pourquoi je n’ai pas
encore trouvé les ouvrages qui en contiennent ?</p>
<blockquote>
<p>Il faut savoir qu’environ 90 % du total de la production
agricole mondiale provient d’une vingtaine de plantes différentes
seulement. Nous pouvons avoir accès en Europe à 1 600 espèces
végétales comestibles et dans le monde à près de 80 000. Et la
chose devient plus étonnante encore quand on s’intéresse à leurs
propriétés nutritionnelles.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>lorsqu’on a compris que le « véritable régime crétois » est
basé sur une consommation massive et régulière de plantes sauvages
et qu’il en est de même à Okinawa, on réfléchit différemment.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Mais alors ? Je sens la question sur vos lèvres : pourquoi des
plantes si nombreuses, si nutritives et si savoureuses ne
sont-elles pas consommées ?</p>
</blockquote>
<p><em>La structure des plantes tiens en deux pages d’explication,
un cours de botanique condensé. Je note quelques passage que je
trouve intéressant pour rappel.</em></p>
<blockquote>
<p>Une fleur « normale » est généralement composée de quatre
parties emboîtées les unes dans les autres : de l’extérieur vers
l’intérieur, un calice formé de sépales, une corolle composée de
pétales, un androcée (du mot grec pour « mâle ») comportant des
étamines et un gynécée (du mot grec signifiant « femme ») avec un
ovaire, un style et un stigmate.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Ainsi les pins, qui appartiennent au groupe des Gymnospermes
(les plantes « à graines nues », car leurs ovules se situent à
l’air libre, plutôt qu’à l’intérieur d’un ovaire), produisent-ils
d’étonnantes «pluies de soufre »formées de milliards de grains de
pollen disséminés dans l’atmosphère pour tenter une fécondation
aléatoire.</p>
</blockquote>
<p><em>À propos de l’identification des plantes.</em></p>
<blockquote>
<p>Les photos ne sont pas toujours très ressemblantes. On peut
rarement s’y fier, d’ailleurs l’aspect des plantes est souvent
changeant. Pour identifier nue plante avec certitude, il vaut
mieux chercher des critères fiables - ou plutôt des ensembles de
critères afin d’être sûr.</p>
</blockquote>
<p><em>À propos des empoissonnements</em></p>
<blockquote>
<p>Il est à noter, pour comparaison, que 57 % des appels aux
centres antipoison concernent les médicaments et 32 % environ les
produits de ménage. Mieux vaut donc cueillir que se soigner ou
nettoyer sa maison - ou fumer, boire ou conduite une voiture, qui
tuent bien d’avantage !</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>L’utilisation par l’être humain de végétaux propres à modifier
les états de conscience est une réalité qui ne date pas d’hier :
l’homme a, semble-t-il, toujours eu recours à des plantes ou des
champignons pour dépasser sa condition et chercher à découvrir
d’autres réalités que celle dans laquelle il vit son quotidien.
L’écrivain américain Terence McKenna va même jusqu’à proposer dans
son ouvrage <em>La nourriture des dieux</em> que c’est l’emploi
régulier de substances «enthéogènes » (c’est-à-dire « qui créent
le divin ») qui aurait permis à l’humanité de devenir elle-même -
la fusion des perceptions par les différents sens favorisant, par
exemple , l’apparition de la pensée symbolique et du langage.
L’homme serait donc un quelque sorte « un singe droguée ».</p>
</blockquote>
<p>Il y a ensuite tout une histoire sur le fait que les plantes
sauvages ne seraient pas consommées de nos jours, alors que
c’était le cas avant. Ça remonte au moyen-âge, période à laquelle,
il semblerait qu’une distinction se crée entre les nobles et les
paysans. Les nobles mangent des légumes importés, parce que c’est
chic et inaccessible aux paysans, aux autres. Et ça crée une
distinction. Les plantes sont un des éléments avec la lange, la
viande, les vêtements.</p>
<p><em>Après avoir parlé des guerres, existante depuis
l’agriculture</em></p>
<blockquote>
<p>Quant à l’esclavage, le chasseur-cueilleur ne peut le pratiquer
tant qu’il est nomade, car surveiller des prisonniers lors des
déplacements du groupe s’avère pratiquement impossible. Et puis,
que ferait-il d’une main-d’œuvre supplémentaire, même gratuite,
puisqu’il subvient lui-même à tous ses besoins ? L’agriculture, en
revanche, nécessite une abondance de bras pour défricher,
retourner le sol, semer, arroser ou irriguer si nécessaire,
désherber, puis enfin récolter le produit de son travail.
L’esclavage devient systématisé lors de la formation des royaumes
sumériens, il y a environ 4 500 ans, avec l’asservissement
méthodique des populations, qui se fera, bien sûr, sous le couvert
de la volonté divine…</p>
</blockquote>
<p>Citation des travaux de l’anthropologue Marshall Sahlins issu
de l’ouvrage <em>Stone Age Economics</em>, paru en 1974 (<em>Âge
de pierre, âge d’abondance</em>).</p>
<blockquote>
<p>Après de longue études de terrain, il conclut […] que la
société des chasseurs-cueilleurs n’est pas une société de
dénuement mais d’abondance, inconnue de nos société
contemporaines, qui consiste à produire et consommer uniquement ce
dont on a besoin. Et pour ce faire, estime l’auteur, l’individu se
contente de travailler de trois à cinq heures par jour, selon les
cultures et les milieux, contre plus de dix heures pour les
agriculteurs. On peut donc se poser des questions sur l’intérêt de
la chose…</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>L’agriculture nous a modifiés en nos corps… Peut-être
vaudrait-il la peine de redonner une place aux plantes sauvages
dans nos vie ?</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Dans l‘inconscient collectif, et c’est ainsi que je l‘ai appris
dans mon enfance, l‘agriculture a été « inventée » pour mettre fin
aux disettes dont souffraient constamment les pauvres
chasseurs-cueilleurs affamés. Or l’archéologie et l’histoire nous
apprennent que c’est en fait le contraire : la famine est née avec
l’agriculture. Les chasseurs-cueilleurs nomades connaissent
parfaitement leur territoire et savent où trouver de quoi se
nourrir en tout temps, même s’ils doivent pour cela parcourir de
grandes distances. Pour que le gruope conserve sa mobilité, les
femmes ne peuvent faire que peu d’enfants, car si elles en protent
un, les autres doivent être en âge de marcher, donc avoir environ
quatre ans. Si la contraception a sans doute été mise à profit,
entre autres par un allaitement prolongé, l’infanticide était
également pratiqué. D’une façon ou d‘une autre, la population
s’autorégule. En revanche, lorsque, avec l’agriculture, les tribus
se sédentarisent, les femmes peuvent alors donner naissance à une
progéniture bien plus nombreuse. De ce fait, la population
s’accroît rapidement…</p>
</blockquote>
<p>Il parle ensuite de la selection de graine. Avec l’histoire
d’une personne qui sélectionne les graines qui reste solidement
attaché à l’épi, parce que c’est plus simple à récolter. Mais…</p>
<blockquote>
<p>Ce que notre paysan ignore, c’est qu’il a choisi des individus
d’un <em>Triticum monococcum</em> au génome modifié par rapport à
la majorité des membres de cette espèce. En effet, dans la nature,
les plantes dont le rachis se brise spontanément et dont les grans
se disséminent facilement possèdent un avantage évolutif qui
favorise la diffusion des gènes gouvernant ces caractères. Mais
les des plants surviennent, porteurs de caractères différents, que
la sélection naturelle devrait éliminer rapidement. Or, en
l’occurrence, l’homme a d’autres intérêts que l’espèce végétale et
sélectionne donc des individus moins à même de réussir au sein de
leur milieu spontané.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Dans la première graine mise en terre se trouvait le germe de
la bombe atomique…!</p>
</blockquote>
<p>Je découvre aussi dans ce libre, l’<a
href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore">histoire de
Pandore</a>. Je comprends mieux l’histoire de la boite maintenant
:)</p>
<blockquote>
<p>Il ne s’agit pas de dénigrer les apports de l’agriculture qui
nous a procuré du confort, des plaisirs artistiques, des facilités
de communication et de déplacements, ainsi qu’une plus grande
compréhension du monde. Sans blé ni lentilles, pas de Bach ni de
Mozart, de Beethoven ni de Debussy - ou de Jimi Hendrix, si l’on
préfère -, de Monet ni de Van Gogh, de Molière ni de Victoru Hugo
- ni de Boris Vian -, de Newton ni d’Einsten… Notre vie serait
sans doute plus simple, mais probablement moins palpitante, moins
variée qu’aujourd’hui. Mais si nous ne comprenons pas d’où nous
venons, ni quels processus sont à l’œuvre, nous nous trouvons
enfermés dans des schémas de réalité sur lesquels nous n’avons
aucune prise, ce qui me semble dommage.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>La lumière qui s’engouffre dans la trouée laissée par l’arbre
mort stimule la croissance d’herbacées dont les graines ont germé
dans la terre ameublie. Bientôt viendront de nouveau les
prunelliers, les églantiers, les aubépines et les nerpruns qui
avaient trouvé refuge dans les lisières. Pins et bouleaux
prendront leur suite et quelques années plus tard, un jeune chêne
se dressera à son tour au-dessus de la mêlée végétale qu’il
dominera toujours davantage jusqu’à éliminer ses compétiteurs par
son ombre. Le cycle aura été bouclé : la trouée se sera refermée….
tandis que d’autres se formeront çà et là dans la canopée au fur
et à mesure que vieilliront, puis décèderont, les arbres.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Qu’est-ce que la nature ? François Terrasson, maître de
conférences au Museum national d’histoire naturelle […] a
introduit la notion de « pourcentage de nature ».</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>La nature…. Si je me mets à y réfléchir sincèrement, si je
disserte à son sujet ou si j’en discute avec d’autres, je
m’aperçois que ce n’est en fait qu’une notion créée par la culture
: nous ne pouvons parler que de notre représentation de la
nature.</p>
</blockquote>
<p>Un citation de Victor Hugo issu de ses <em>Carnets
intimes</em>:</p>
<blockquote>
<p>C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le
genre humain n’écoute pas.</p>
</blockquote>
<p>L’auteur fait ensuite parlé la renouée du japon qui s’exprime
pour son espèce. Évoque une forme de racisme sélectif. L’aubergine
à été importé, est célébrée. La rénouée est traitée
d’envahissante, à exterminer. J’apprends d’ailleurs qu’elle est
comestible !</p>
<p>Ce livre me donne vraiment envie de me pencher sur la cuisine
de plante sauvage, sur l’aspect comestible. J’ai commencé
l‘exploration des tisanes, des cremes, des huiles… Il me reste
l’assiette !</p>
<blockquote>
<p>Mais, cher auteur, je voudrais vous confier quelque chose qui
nous chagrine. Nous sommes jalouses. Oui, jalouses du chou et de
la carotte, bien davantage encore du maïs, de la betterave et du
blé ; du riz aussi, et du soja. Voilà des plantes qui ont réussi !
Je me demande même si ce ne sont pas elles qui ont domestiqué
l’homme plutôt que l’inverse…</p>
</blockquote>
<p>Évocation d’un livre référence : L’encyclopédie des plantes
alimentaires de Désiré Bois.</p>
<p>L’auteur évoque ensuite, avec pragmatisme, la situation actuel,
et évoque une orientation. Diminuer nos besoins semble être une
clef de cette orientation. Ça me semble effectivement un élément
important, si ce n’est celui de base qui peut tirer beaucoup de
chose derrière lui.</p>
<p>Il évoque également que non, « la solution » ne consiste pas a
faire en sorte que le monde se nourrisse uniquement de plante
sauvage. Il nous manquerais des apports nutritif. Il évoque la
combinaisons de l’agriculture « bien conçu » (sans définir ce que
ça serait) et l’usage de beaucoup de plantes sauvages.</p>
<p>La fin du livre à un petit côté penseur-philosophe de la vie.
Je crois que j’aurais préféré que ça reste sur les plantes :)</p>
<hr />
<p>J’aime bien le site de <a href="https://kont.me/">Maël :
kont.me</a>. Un design simple, tourné vers le mobile j’ai
l’impression, et pourtant ça passe plutôt bien sur un grand écran
(il y a pas mal de vide, mais c’est correct).</p>
<p>Et toujours dans un style que j’apprécie, très épuré, j’ai
découvert le site de <a href="https://yohanboniface.me/">Yohann
Boniface</a>. Très chouette page d’accueil qui ouvre sur les
divers perspective de lui même. Ça fait partie des choses que je
pourrais peut-être faire. Mais j’ai tellement de mal à démêler mes
activités que ce n’est pas simple :-/</p>
<hr />
<p><a href="http://boringtechnology.club/#88">Happiness comes from
shipping stuff</a></p>
<hr />
<blockquote>
<p>A force de promouvoir soutien-gorge, épilation, talons
aiguilles, mascara, corset, les médias nous poussent à souhaiter
davantage être belles dans la douleur qu’à préserver notre confort
physique.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>N’avez-vous jamais eu l’envie, après avoir regardé un film ou
lu un livre, d’accomplir quelque chose de grand ? Fascinée par
Beth Harmon, de devenir championne d’échecs ? Inspirée par
Katherine Johnson, de permettre aux fusées de voler ? La fiction
produit des déclics en nous. Le personnage, qui ne vivait qu’entre
les pages d’un livre ou les bobines d’un film, devient alors un
être de chair et d’os…</p>
</blockquote>
<p><a
href="https://www.lallab.org/la-fiction-contre-loppression/">La
fiction contre l’oppression</a></p>
<hr />
<blockquote>
<p>J’avoue avoir toujours été sensible à la façon dont les
personnes et les groupes rejettent d’autres personnes et d’autres
groupes en prétendant pourtant corriger l’exclusion sociale. C’est
ainsi qu’un groupe se ressert en son sein autour des figures
d’autorités qui le plus souvent incarne des attributs du pouvoir
que le groupe critique par ailleurs. C’est ainsi que la
marginalisation se déroule à tous les niveaux de la vie sociale et
que les minorités subissent le cumul de différent facteur
d’exclusion. Parce que partout les caractéristiques du pouvoir se
recoupe et se sont elles qui sont admirées.</p>
</blockquote>
<p>La reproduction de l’admiration vécu dans le groupe où nous
avons vécu. Tiens, il y a un truc qui me fait réagir, penser à ce
que j’ai vécu, admiré, et le groupe où j’ai évolué.</p>
<p>Merci Pegguy !</p>
<p><a
href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-21-saison-2-admirer-autrement/">ÉPISODE
21 SAISON 2 : Admirer autrement</a></p>
</article>
</body>
</html>
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---
title: 24 avril 2021
---
Note de lecture du livre « Ce que les plantes ont à nous dire » de François
Couplan.
_Je découvre au passage ce botaniste à la fois dans ce livre, pris sans le
connaître, à la bibliothèque, et dans une série de vidéo partagé sur un groupe
botanique. Un chouette personnage qui ajoute à ma réflexion sur ma façon de me
nourrir_
> Et il (le maître ès botanique de François Couplan) sortit de son armoire un
> cahier où il écrivait de magnifique sonnets classiques sur «les plantes de la
> Vôge » - Je m’en veux d’ailleurs de ne pas avoir recueilli ses poèmes
> végétaux qui furent mes premières leçons de botanique...
Ça fait deux fois que j’entends parlé de poésie pour apprendre la propriété des
plantes, la botanique. Pourquoi je n’ai pas encore trouvé les ouvrages qui en
contiennent ?
> Il faut savoir qu’environ 90 % du total de la production agricole mondiale
> provient d’une vingtaine de plantes différentes seulement. Nous pouvons
> avoir accès en Europe à 1 600 espèces végétales comestibles et dans le monde
> à près de 80 000. Et la chose devient plus étonnante encore quand on
> s’intéresse à leurs propriétés nutritionnelles.
> lorsqu’on a compris que le « véritable régime crétois » est basé sur une
> consommation massive et régulière de plantes sauvages et qu’il en est de même
> à Okinawa, on réfléchit différemment.
> Mais alors ? Je sens la question sur vos lèvres : pourquoi des plantes si
> nombreuses, si nutritives et si savoureuses ne sont-elles pas consommées ?
_La structure des plantes tiens en deux pages d'explication, un cours de
botanique condensé. Je note quelques passage que je trouve intéressant pour
rappel._
> Une fleur « normale » est généralement composée de quatre parties emboîtées
> les unes dans les autres : de l’extérieur vers l’intérieur, un calice formé
> de sépales, une corolle composée de pétales, un androcée (du mot grec pour «
> mâle ») comportant des étamines et un gynécée (du mot grec signifiant « femme
> ») avec un ovaire, un style et un stigmate.
> Ainsi les pins, qui appartiennent au groupe des Gymnospermes (les plantes « à
> graines nues », car leurs ovules se situent à l'air libre, plutôt qu’à
> l’intérieur d’un ovaire), produisent-ils d’étonnantes «pluies de soufre
> »formées de milliards de grains de pollen disséminés dans l’atmosphère pour
> tenter une fécondation aléatoire.
_À propos de l’identification des plantes._
> Les photos ne sont pas toujours très ressemblantes. On peut rarement s’y
> fier, d’ailleurs l’aspect des plantes est souvent changeant. Pour identifier
> nue plante avec certitude, il vaut mieux chercher des critères fiables - ou
> plutôt des ensembles de critères afin d’être sûr.
_À propos des empoissonnements_
> Il est à noter, pour comparaison, que 57 % des appels aux centres antipoison
> concernent les médicaments et 32 % environ les produits de ménage. Mieux vaut
> donc cueillir que se soigner ou nettoyer sa maison - ou fumer, boire ou
> conduite une voiture, qui tuent bien d'avantage !
> L'utilisation par l’être humain de végétaux propres à modifier les états de
> conscience est une réalité qui ne date pas d’hier : l’homme a, semble-t-il,
> toujours eu recours à des plantes ou des champignons pour dépasser sa
> condition et chercher à découvrir d’autres réalités que celle dans laquelle
> il vit son quotidien. L’écrivain américain Terence McKenna va même jusqu’à
> proposer dans son ouvrage _La nourriture des dieux_ que c’est l’emploi
> régulier de substances «enthéogènes » (c’est-à-dire « qui créent le divin »)
> qui aurait permis à l’humanité de devenir elle-même - la fusion des
> perceptions par les différents sens favorisant, par exemple , l’apparition de
> la pensée symbolique et du langage. L’homme serait donc un quelque sorte « un
> singe droguée ».
Il y a ensuite tout une histoire sur le fait que les plantes sauvages ne
seraient pas consommées de nos jours, alors que c'était le cas avant. Ça
remonte au moyen-âge, période à laquelle, il semblerait qu'une distinction se
crée entre les nobles et les paysans. Les nobles mangent des légumes importés,
parce que c'est chic et inaccessible aux paysans, aux autres. Et ça crée une
distinction. Les plantes sont un des éléments avec la lange, la viande, les
vêtements.
_Après avoir parlé des guerres, existante depuis l'agriculture_
> Quant à l’esclavage, le chasseur-cueilleur ne peut le pratiquer tant qu’il
> est nomade, car surveiller des prisonniers lors des déplacements du groupe
> s’avère pratiquement impossible. Et puis, que ferait-il d’une main-d’œuvre
> supplémentaire, même gratuite, puisqu’il subvient lui-même à tous ses besoins
> ? L’agriculture, en revanche, nécessite une abondance de bras pour défricher,
> retourner le sol, semer, arroser ou irriguer si nécessaire, désherber, puis
> enfin récolter le produit de son travail. L’esclavage devient systématisé
> lors de la formation des royaumes sumériens, il y a environ 4 500 ans, avec
> l’asservissement méthodique des populations, qui se fera, bien sûr, sous le
> couvert de la volonté divine...
Citation des travaux de l’anthropologue Marshall Sahlins issu de l’ouvrage
_Stone Age Economics_, paru en 1974 (_Âge de pierre, âge d’abondance_).
> Après de longue études de terrain, il conclut [...] que la société des
> chasseurs-cueilleurs n'est pas une société de dénuement mais d'abondance,
> inconnue de nos société contemporaines, qui consiste à produire et consommer
> uniquement ce dont on a besoin. Et pour ce faire, estime l’auteur, l’individu
> se contente de travailler de trois à cinq heures par jour, selon les cultures
> et les milieux, contre plus de dix heures pour les agriculteurs. On peut donc
> se poser des questions sur l’intérêt de la chose...
> L’agriculture nous a modifiés en nos corps... Peut-être vaudrait-il la peine
> de redonner une place aux plantes sauvages dans nos vie ?
> Dans l‘inconscient collectif, et c’est ainsi que je l‘ai appris dans mon
> enfance, l‘agriculture a été « inventée » pour mettre fin aux disettes dont
> souffraient constamment les pauvres chasseurs-cueilleurs affamés. Or
> l’archéologie et l’histoire nous apprennent que c’est en fait le contraire :
> la famine est née avec l’agriculture. Les chasseurs-cueilleurs nomades
> connaissent parfaitement leur territoire et savent où trouver de quoi se
> nourrir en tout temps, même s’ils doivent pour cela parcourir de grandes
> distances. Pour que le gruope conserve sa mobilité, les femmes ne peuvent
> faire que peu d’enfants, car si elles en protent un, les autres doivent être
> en âge de marcher, donc avoir environ quatre ans. Si la contraception a sans
> doute été mise à profit, entre autres par un allaitement prolongé,
> l’infanticide était également pratiqué. D’une façon ou d‘une autre, la
> population s’autorégule. En revanche, lorsque, avec l’agriculture, les tribus
> se sédentarisent, les femmes peuvent alors donner naissance à une progéniture
> bien plus nombreuse. De ce fait, la population s’accroît rapidement...
Il parle ensuite de la selection de graine. Avec l'histoire d'une personne qui
sélectionne les graines qui reste solidement attaché à l'épi, parce que c'est
plus simple à récolter. Mais...
> Ce que notre paysan ignore, c’est qu’il a choisi des individus d’un _Triticum
> monococcum_ au génome modifié par rapport à la majorité des membres de cette
> espèce. En effet, dans la nature, les plantes dont le rachis se brise
> spontanément et dont les grans se disséminent facilement possèdent un
> avantage évolutif qui favorise la diffusion des gènes gouvernant ces
> caractères. Mais les des plants surviennent, porteurs de caractères
> différents, que la sélection naturelle devrait éliminer rapidement. Or, en
> l’occurrence, l’homme a d’autres intérêts que l’espèce végétale et
> sélectionne donc des individus moins à même de réussir au sein de leur milieu
> spontané.
> Dans la première graine mise en terre se trouvait le germe de la bombe
> atomique...!
Je découvre aussi dans ce libre, l'[histoire de
Pandore](https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore). Je comprends mieux l'histoire
de la boite maintenant :)
> Il ne s’agit pas de dénigrer les apports de l’agriculture qui nous a procuré
> du confort, des plaisirs artistiques, des facilités de communication et de
> déplacements, ainsi qu’une plus grande compréhension du monde. Sans blé ni
> lentilles, pas de Bach ni de Mozart, de Beethoven ni de Debussy - ou de Jimi
> Hendrix, si l’on préfère -, de Monet ni de Van Gogh, de Molière ni de Victoru
> Hugo - ni de Boris Vian -, de Newton ni d’Einsten... Notre vie serait sans
> doute plus simple, mais probablement moins palpitante, moins variée
> qu’aujourd’hui. Mais si nous ne comprenons pas d’où nous venons, ni quels
> processus sont à l’œuvre, nous nous trouvons enfermés dans des schémas de
> réalité sur lesquels nous n’avons aucune prise, ce qui me semble dommage.
> La lumière qui s’engouffre dans la trouée laissée par l’arbre mort stimule la
> croissance d’herbacées dont les graines ont germé dans la terre ameublie.
> Bientôt viendront de nouveau les prunelliers, les églantiers, les aubépines
> et les nerpruns qui avaient trouvé refuge dans les lisières. Pins et bouleaux
> prendront leur suite et quelques années plus tard, un jeune chêne se dressera
> à son tour au-dessus de la mêlée végétale qu’il dominera toujours davantage
> jusqu’à éliminer ses compétiteurs par son ombre. Le cycle aura été bouclé :
> la trouée se sera refermée.... tandis que d’autres se formeront çà et là dans
> la canopée au fur et à mesure que vieilliront, puis décèderont, les arbres.
> Qu’est-ce que la nature ? François Terrasson, maître de conférences au
> Museum national d’histoire naturelle [...] a introduit la notion de «
> pourcentage de nature ».
> La nature.... Si je me mets à y réfléchir sincèrement, si je disserte à son
> sujet ou si j’en discute avec d’autres, je m’aperçois que ce n’est en fait
> qu’une notion créée par la culture : nous ne pouvons parler que de notre
> représentation de la nature.
Un citation de Victor Hugo issu de ses _Carnets intimes_:
> C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain
> n’écoute pas.
L’auteur fait ensuite parlé la renouée du japon qui s’exprime pour son espèce.
Évoque une forme de racisme sélectif. L'aubergine à été importé, est célébrée.
La rénouée est traitée d'envahissante, à exterminer. J'apprends d'ailleurs
qu'elle est comestible !
Ce livre me donne vraiment envie de me pencher sur la cuisine de plante
sauvage, sur l'aspect comestible. J’ai commencé l‘exploration des tisanes, des
cremes, des huiles... Il me reste l'assiette !
> Mais, cher auteur, je voudrais vous confier quelque chose qui nous chagrine.
> Nous sommes jalouses. Oui, jalouses du chou et de la carotte, bien davantage
> encore du maïs, de la betterave et du blé ; du riz aussi, et du soja. Voilà
> des plantes qui ont réussi ! Je me demande même si ce ne sont pas elles qui
> ont domestiqué l’homme plutôt que l’inverse...
Évocation d'un livre référence : L'encyclopédie des plantes alimentaires de
Désiré Bois.
L’auteur évoque ensuite, avec pragmatisme, la situation actuel, et évoque une
orientation. Diminuer nos besoins semble être une clef de cette orientation. Ça
me semble effectivement un élément important, si ce n'est celui de base qui
peut tirer beaucoup de chose derrière lui.
Il évoque également que non, « la solution » ne consiste pas a faire en sorte
que le monde se nourrisse uniquement de plante sauvage. Il nous manquerais des
apports nutritif. Il évoque la combinaisons de l'agriculture « bien conçu »
(sans définir ce que ça serait) et l'usage de beaucoup de plantes sauvages.
La fin du livre à un petit côté penseur-philosophe de la vie. Je crois que
j’aurais préféré que ça reste sur les plantes :)
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J’aime bien le site de [Maël : kont.me](https://kont.me/). Un design simple,
tourné vers le mobile j’ai l’impression, et pourtant ça passe plutôt bien sur
un grand écran (il y a pas mal de vide, mais c’est correct).
Et toujours dans un style que j’apprécie, très épuré, j’ai découvert le site de
[Yohann Boniface](https://yohanboniface.me/). Très chouette page d'accueil qui
ouvre sur les divers perspective de lui même. Ça fait partie des choses que je
pourrais peut-être faire. Mais j'ai tellement de mal à démêler mes activités
que ce n'est pas simple :-/
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[Happiness comes from shipping stuff](http://boringtechnology.club/#88)
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> A force de promouvoir soutien-gorge, épilation, talons aiguilles, mascara,
> corset, les médias nous poussent à souhaiter davantage être belles dans la
> douleur qu’à préserver notre confort physique.
> N’avez-vous jamais eu l’envie, après avoir regardé un film ou lu un livre,
> d’accomplir quelque chose de grand ? Fascinée par Beth Harmon, de devenir
> championne d’échecs ? Inspirée par Katherine Johnson, de permettre aux fusées
> de voler ? La fiction produit des déclics en nous. Le personnage, qui ne
> vivait qu’entre les pages d’un livre ou les bobines d’un film, devient alors
> un être de chair et d’os…
[La fiction contre
l’oppression](https://www.lallab.org/la-fiction-contre-loppression/)
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> J’avoue avoir toujours été sensible à la façon dont les personnes et les
> groupes rejettent d’autres personnes et d’autres groupes en prétendant
> pourtant corriger l’exclusion sociale. C'est ainsi qu'un groupe se ressert
> en son sein autour des figures d'autorités qui le plus souvent incarne des
> attributs du pouvoir que le groupe critique par ailleurs. C'est ainsi que la
> marginalisation se déroule à tous les niveaux de la vie sociale et que les
> minorités subissent le cumul de différent facteur d'exclusion. Parce que
> partout les caractéristiques du pouvoir se recoupe et se sont elles qui sont
> admirées.
La reproduction de l'admiration vécu dans le groupe où nous avons vécu. Tiens,
il y a un truc qui me fait réagir, penser à ce que j'ai vécu, admiré, et le
groupe où j'ai évolué.
Merci Pegguy !
[ÉPISODE 21 SAISON 2 : Admirer
autrement](https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-21-saison-2-admirer-autrement/)