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Semaine 30 / 2026
##8 précurseurs de la décroissance
On pourra perpétuellement décapiter des rois, déposer des empereurs, éventrer des présidents de la République, la situation restera la même tant qu’il y aura des mines, des usines et des chantiers
-- Les anarchistes naturiens
Pas de compétition ! La compétition est toujours nuisible (…). C’est le mot d’ordre que nous donnent le buisson, la forêt, la rivière, l’océan. Unissez-vous ! Pratiquez l’entraide ! C’est le moyen le plus sûr pour donner à chacun et à tous la plus grande sécurité, la meilleure garantie d’existence et de progrès physique, intellectuel et moral2.
-- Pierre Kropotkine
Dans l’ouvrage posthume La Condition ouvrière (1951), elle en tire plusieurs analyses et questionne le progrès technique et le rendement du travail. En dénonçant l’illusion d’un progrès technique infini dans un monde régi par des limites matérielles, elle rejoint les premiers objecteurs de croissance. Car la réorganisation complète de l’appareil de production est nécessaire « pour que la production soit adaptée à sa fin nouvelle, à savoir le bien-être des masses ».
-- Simone Weil
Contre le culte de la technique et son développement exponentiel, il préconise de freiner la croissance économique et de s’engager sur la voie d’une « société ascétique » et un retour vers une certaine frugalité. Engagé sur le terrain, Ellul militera activement pour la préservation des côtes aquitaines, raison pour laquelle la postérité lui assignera la devise : « Penser globalement, agir localement ».
-- Jacques Ellul
Dans La Convivialité (1973), il définit une société conviviale comme « une société où l’outil moderne est au service de la personne intégrée à la collectivité, et non au service d’un corps de spécialistes ». À travers le concept de « convivialité », il prône des outils simples et réparables qui favorisent l’autonomie des individus plutôt que leur dépendance.
-- Ivan Illich
Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies humaines à venir
-- Nicholas Georgescu-Roegen
Il sera l’un des premiers penseurs à parler explicitement de décroissance en France. Il ira jusqu’à affirmer en 2007, année de sa disparition, que la décroissance est « un impératif de survie ». Car, sans elle, « l’effondrement ne pourrait être évité qu’à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d’une économie de guerre ».
-- André Gorz
https://www.socialter.fr/article/les-precurseurs-de-la-decroissance-gorz-weil-passager-clandestin
##Notes
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offline first ?
Je participe ce week-end au festival « la machine dans le jardin » (lien à récupérer), c'est plutôt intéressant. Pour finir de me motivé, j'ai répondu à un appel à bénévole. Je crois que sinon, je ne serais peut-être pas venue...
C'est un festival avec, encore, beaucoup de philiosophes, d'historiennes, d'autrices et autres personnes qui pensent beaucoup et parlent bien. Je ne suis pas sur de tout bien comprendre, mais ça me pousse en dehors de ma zone de confort, et ça fait du bien. Ça m'expose à des pensées que je n'ai pas, et ça je trouve ça intéressant.
J'étais sans ordi le premier jour. Et parfois, j'ai eu envie de l'ouvrir pour faire des trucs. Peut-être un peu pour fuir le monde. Nous sommes à Mellionnec, centre Bretagne, et malgré tout, il y a un peu trop de monde pour moi...
Je l'ai enmené ce deuxième jour et j'écrit en ce moment sous le chapiteau en attendant la suite...
Depuis hier, un truc me travail : le travail sur l'ordinateur ok, mais est-ce que nous arrivons à travailler hors ligne ? Sans connexion à internet ? Ça me perturbe. Et je crois qu'aujourd'hui, j'ai eu envie de travailler sur cette dimension là. En me mettant en situation.
Et je constante que :
- en ce moment je travail sur des sites webs (lefaouëtavecvous, l'INAM HB, lespiedsdanslecode)
- en dehors de travailler sur le contenu, je ne peux pas travailler sur le style ou autre, parce que je n'accède pas au repo distant git
- plus rien n'est fait pour être offline on dirait
peut-être que c'est aussi le moment de constater que nous ne pouvons plus rien faire d'intéressant sans internet ? C'est dommage parce que j'aimerais bien pouvoir relancer un peu tout ça...
J'ai vaguement en mémoire que nous avions des serveurs locaux avant, mais ça fait des ondes ?
Peut-être aussi que maintenant que tout le monde (ou presque), a un
smartphone ordinateur de poche, avec une carte SIM qui permet d'être
connecté aux antennes du coin, cette problématique n'est plus présente pour la
majeur partie des personnes autour de moi.
Ça ressemble à des moments où, soit je n'utilise pas mon ordinateur parce que ça n'a plus aucun sens, soit j'utilise une carte SIM. Est-ce que mon petit téléphone me permet un partage de connexion ? Oui, sans doute, mais ça sera au prix de sa batterie. Est-ce bien nécessaire ?
Est-ce qu'il vaut mieux avoir un petit serveur local qui propose une connexion wifi (pour accéder au programme, aux documents, à de la musique ou je ne sais quoi) ou bien des antennes 4G ? Pour les electro-sensibles c'est quoi le pire ? Peut-être que ce n'est pas un sujet.
Est-ce que je me cache derrière mon « activité-métier » de développeur ? Mais je sais que ça ne sert pas à grand chose, vois ça ne sert à rien... Nous arrivons à fonctionner sans tout cela il me semble.
Basculer vers du système ? Du concret ? Du matériel ? Là, dans le festival, il y a une installation pour le son, pour faire de la captation, pour faire les paiements bancaire ...
Tout a déjà été développé, qu'est-ce que je pourrais faire de plus qui apporte réellement quelque chose... Sans doute pas un truc lié à la programmation. Je le sais depuis quelques temps, mais cette pensée comment à prendre une tournure particulière cette été, avec tout les incendies, la secheresse, ...
Un truc m'amuserais peut-être, c'est justement de participer à des dispositifs alternatifs, locaux, low-tech...
(...)
Ce festival est organisé par une association « la machine dans le jardin », mais semble très fortement porté par la librairie d'ici (dont le nom m'échappe là tout de suite). Donc nous y parlons beaucoup de libre. C'est intéressant, mais j'ai comme l'impresison qu'il y a un aspect elitiste d'une certaine manière.
Alors, j'ai entendu la libraire dire, sur scène, avec micro :
allez lire ce livre (desarmer le béton) à la médiathèque, empruntez-le achetez le au pire
ou quelque chose approchant. C'était bien. Tellement lié à ce que j'aiemrais que nous ayons comme approche. Mais l'objet reste un privilège non ?
Je note rapidement un point sur le pépin de distribution évoqué généralement ces derniers jours (makasar ?) et des histoire de lowtech qui me travail...