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2026-07-30 21:57:15 +02:00

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<title> - lespiedsdanslecode.org</title>
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<meta name="description" content="Le site de Yannick François. Développeur Senior, Responsable Produit, Pédagogue. Je travail chez Pix"/>
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<article>
<h1 id="semaine-30-2026">Semaine 30 / 2026</h1>
<h2 id="précurseurs-de-la-décroissance">8 précurseurs de la
décroissance</h2>
<blockquote>
<p>On pourra perpétuellement décapiter des rois, déposer des
empereurs, éventrer des présidents de la République, la situation
restera la même tant qu’il y aura des mines, des usines et des
chantiers</p>
<p>– Les anarchistes naturiens</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Pas de compétition ! La compétition est toujours nuisible (…).
C’est le mot d’ordre que nous donnent le buisson, la forêt, la
rivière, l’océan. Unissez-vous ! Pratiquez l’entraide ! C’est le
moyen le plus sûr pour donner à chacun et à tous la plus grande
sécurité, la meilleure garantie d’existence et de progrès
physique, intellectuel et moral2.</p>
<p>– Pierre Kropotkine</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Dans l’ouvrage posthume La Condition ouvrière (1951), elle en
tire plusieurs analyses et questionne le progrès technique et le
rendement du travail. En dénonçant l’illusion d’un progrès
technique infini dans un monde régi par des limites matérielles,
elle rejoint les premiers objecteurs de croissance. Car la
réorganisation complète de l’appareil de production est nécessaire
« pour que la production soit adaptée à sa fin nouvelle, à savoir
le bien-être des masses ».</p>
<p>– Simone Weil</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Contre le culte de la technique et son développement
exponentiel, il préconise de freiner la croissance économique et
de s’engager sur la voie d’une « société ascétique » et un retour
vers une certaine frugalité. Engagé sur le terrain, Ellul militera
activement pour la préservation des côtes aquitaines, raison pour
laquelle la postérité lui assignera la devise : « Penser
globalement, agir localement ».</p>
<p>– Jacques Ellul</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Dans La Convivialité (1973), il définit une société conviviale
comme « une société où l’outil moderne est au service de la
personne intégrée à la collectivité, et non au service d’un corps
de spécialistes ». À travers le concept de « convivialité », il
prône des outils simples et réparables qui favorisent l’autonomie
des individus plutôt que leur dépendance.</p>
<p>– Ivan Illich</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au
prix d’une baisse du nombre de vies humaines à venir</p>
<p>– Nicholas Georgescu-Roegen</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>Il sera l’un des premiers penseurs à parler explicitement de
décroissance en France. Il ira jusqu’à affirmer en 2007, année de
sa disparition, que la décroissance est « un impératif de
survie ». Car, sans elle, « l’effondrement ne pourrait être évité
qu’à force de restrictions, rationnements, allocations
autoritaires de ressources caractéristiques d’une économie de
guerre ».</p>
<p>– André Gorz</p>
</blockquote>
<p>https://www.socialter.fr/article/les-precurseurs-de-la-decroissance-gorz-weil-passager-clandestin</p>
<h2 id="notes">Notes</h2>
<div class="sourceCode" id="cb1"><pre
class="sourceCode bash"><code class="sourceCode bash"><span id="cb1-1"><a href="#cb1-1" aria-hidden="true" tabindex="-1"></a><span class="ex">dig</span> lespiedsdanslecode.org +noall +answer <span class="at">-t</span> AAAA</span>
<span id="cb1-2"><a href="#cb1-2" aria-hidden="true" tabindex="-1"></a><span class="co"># lespiedsdanslecode.org. 2625 IN AAAA 2a01:4f8:231:4c99::42</span></span>
<span id="cb1-3"><a href="#cb1-3" aria-hidden="true" tabindex="-1"></a><span class="ex">dig</span> lespiedsdanslecode.org +noall +answer <span class="at">-t</span> A</span>
<span id="cb1-4"><a href="#cb1-4" aria-hidden="true" tabindex="-1"></a><span class="co"># lespiedsdanslecode.org. 1291 IN A 176.9.183.74</span></span></code></pre></div>
<h2 id="offline-first">offline first ?</h2>
<p>Je participe ce week-end au festival « la machine dans le
jardin » (<strong>lien à récupérer</strong>), c’est plutôt
intéressant. Pour finir de me motivé, j’ai répondu à un appel à
bénévole. Je crois que sinon, je ne serais peut-être pas
venue…</p>
<p>C’est un festival avec, encore, beaucoup de philiosophes,
d’historiennes, d’autrices et autres personnes qui pensent
beaucoup et parlent bien. Je ne suis pas sur de tout bien
comprendre, mais ça me pousse en dehors de ma zone de confort, et
ça fait du bien. Ça m’expose à des pensées que je n’ai pas, et ça
je trouve ça intéressant.</p>
<p>J’étais sans ordi le premier jour. Et parfois, j’ai eu envie de
l’ouvrir pour faire des trucs. Peut-être un peu pour fuir le
monde. Nous sommes à Mellionnec, centre Bretagne, et malgré tout,
il y a un peu trop de monde pour moi…</p>
<p>Je l’ai enmené ce deuxième jour et j’écrit en ce moment sous le
chapiteau en attendant la suite…</p>
<p>Depuis hier, un truc me travail : le travail sur l’ordinateur
ok, mais est-ce que nous arrivons à travailler hors ligne ? Sans
connexion à internet ? Ça me perturbe. Et je crois qu’aujourd’hui,
j’ai eu envie de travailler sur cette dimension là. En me mettant
en situation.</p>
<p>Et je constante que :</p>
<ul>
<li>en ce moment je travail sur des sites webs (lefaouëtavecvous,
l’INAM HB, lespiedsdanslecode)</li>
<li>en dehors de travailler sur le contenu, je ne peux pas
travailler sur le style ou autre, parce que je n’accède pas au
repo distant git</li>
<li>plus rien n’est fait pour être offline on dirait</li>
</ul>
<p>peut-être que c’est aussi le moment de constater que nous ne
pouvons plus rien faire d’intéressant sans internet ? C’est
dommage parce que j’aimerais bien pouvoir relancer un peu tout
ça…</p>
<p>J’ai vaguement en mémoire que nous avions des serveurs locaux
avant, mais ça fait des ondes ?</p>
<p>Peut-être aussi que maintenant que tout le monde (ou presque),
a un <del>smartphone</del> ordinateur de poche, avec une carte SIM
qui permet d’être connecté aux antennes du coin, cette
problématique n’est plus présente pour la majeur partie des
personnes autour de moi.</p>
<p>Ça ressemble à des moments où, soit je n’utilise pas mon
ordinateur parce que ça n’a plus aucun sens, soit j’utilise une
carte SIM. Est-ce que mon petit téléphone me permet un partage de
connexion ? Oui, sans doute, mais ça sera au prix de sa batterie.
Est-ce bien nécessaire ?</p>
<p>Est-ce qu’il vaut mieux avoir un petit serveur local qui
propose une connexion wifi (pour accéder au programme, aux
documents, à de la musique ou je ne sais quoi) ou bien des
antennes 4G ? Pour les electro-sensibles c’est quoi le pire ?
Peut-être que ce n’est pas un sujet.</p>
<p>Est-ce que je me cache derrière mon « activité-métier » de
développeur ? Mais je sais que ça ne sert pas à grand chose, vois
ça ne sert à rien… Nous arrivons à fonctionner sans tout cela il
me semble.</p>
<p>Basculer vers du système ? Du concret ? Du matériel ? Là, dans
le festival, il y a une installation pour le son, pour faire de la
captation, pour faire les paiements bancaire …</p>
<p>Tout a déjà été développé, qu’est-ce que je pourrais faire de
plus qui apporte réellement quelque chose… Sans doute pas un truc
lié à la programmation. Je le sais depuis quelques temps, mais
cette pensée comment à prendre une tournure particulière cette
été, avec tout les incendies, la secheresse, …</p>
<p>Un truc m’amuserais peut-être, c’est justement de participer à
des dispositifs alternatifs, locaux, low-tech…</p>
<p>(…)</p>
<p>Ce festival est organisé par une association « la machine dans
le jardin », mais semble très fortement porté par la librairie
d’ici (dont le nom m’échappe là tout de suite). Donc nous y
parlons beaucoup de libre. C’est intéressant, mais j’ai comme
l’impresison qu’il y a un aspect elitiste d’une certaine
manière.</p>
<p>Alors, j’ai entendu la libraire dire, sur scène, avec micro
:</p>
<blockquote>
<p>allez lire ce livre (desarmer le béton) à la médiathèque,
empruntez-le achetez le au pire</p>
</blockquote>
<p>ou quelque chose approchant. C’était bien. Tellement lié à ce
que j’aiemrais que nous ayons comme approche. Mais l’objet reste
un privilège non ?</p>
<p>Je note rapidement un point sur le pépin de distribution évoqué
généralement ces derniers jours (makasar ?) et des histoire de
lowtech qui me travail…</p>
<p>(…)</p>
<p>Il y a vraiment quelque chose à faire localement, enfin
j’espère. Est-ce que mon garage pourrais service à ça ? M’inspirer
de ma vie à l’Electrolab pour reproduire une forme de
hadcker-space au faouët ?</p>
<h2 id="livre-achetés-ce-jour">Livre achetés ce jour</h2>
<p>Festival organisé par une librairie (La machine dans le
jardin), donc stand de librairie… J’ai résisté le premier jour, le
matin du deuxième, pas plus.</p>
<p>J’ai acheté</p>
<ul>
<li>« L’humanisphère - Utopie arnarchique » de Joseph
Déjacque</li>
<li>« Submergée » de Arula Ratnakar</li>
<li>« Une histoire de l’imprimerie - et de la chose imprimée » de
Olivier Deloignon</li>
</ul>
<h2 id="la-machine-dans-le-jardin">La machine dans le jardin</h2>
<p><a href="https://lamachinedanslejardin.eu/">La machine dans le
jardin</a>, festival des imaginaires techniques. Bien que parfois
un peu trop haut niveau pour moi, j’ai apprécié le moment.</p>
<p>J’ai noté quelques points à explorer comme</p>
<ul>
<li>Participer à <a href="https://www.harpan.bzh/">Harpan</a></li>
<li>Croisé <a
href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Cochet">Yves Cochet</a>
qui a participé aux deux journées</li>
<li><a
href="https://www.youtube.com/channel/UCEfpbmshpf-G90fGLla73kA">Bolchegeek</a>
qui était un des intervenants (et qui a participé au rangement à
la fin !)</li>
<li><a href="https://imprimepopulaire.fr/">Les amies de
l’imprimerie populaire</a> qui avait un atelier. C’était très
inspirant, j’en reparle plus bas</li>
<li><a
href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Fournier">Emmanuel
Fournier</a></li>
<li>À lire ? <a
href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Minist%C3%A8re_du_futur">Le
ministère du futur</a></li>
<li>À lire ? <a
href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Roch">Les œuvres de
Michael Roch</a></li>
<li>À lire ? <a
href="https://wildproject.org/livres/auto-destruction">«
Auto-destruction pourquoi la voiture détruit le monde » de Kilian
Jörg</a></li>
<li>J’ai également apprécié l’intervention à la table ronde sur le
techno-fachisme de Olivier Tesquet</li>
<li>À lire ? <a
href="https://audiable.com/boutique/featured/fragile-s/">« Fragile
» de Nicolas Martin</a></li>
<li><a href="https://ecologiedulivre.org/">l’Écologie du
livre</a></li>
<li><a href="https://wildproject.org/auteurs/marin-schaffner">Wild
project - Marin Schaffner</a></li>
</ul>
<p>J’ai beaucoup aimé les ateliers de l’imprimerie populaire. Ça
résonne particulièrement pour moi en ce moment. Parce que je me
questionne sur le côté elitiste que peut avoir un livre, sur le
cout financier d’achat d’un livre (avec les histoires du Temps de
vivre vs une médiathèque vs …). Aussi parce qu’on parle d’affiche,
de trac, concu avec IA,et ça m’énerve, mais qu’en plus, il y a peu
d’imprimeur dans le coin… Parce qu’on parle d’un fanzine un peu
politique pour le Faouët avec quelques unes…</p>
<p>Et parce que j’ai un garage qui un peu aménagé pourrait devenir
un lieu pour faire de l’imprimerie amateur :)</p>
<p>Majorité de personnes blanches à ce festival. Par contre, je
devrais être une des rares avec une barbe pas trop longue, des
cheuveux très court, par de tatouage, de vernis ou de boucle
d’oreille. Ajouté à cela que je ne prends pas d’alcool… Est-ce que
ça faisait de moi le cliché typique du gars des renseignement
généraux qui participe à un festoche alternatif ? :D</p>
<p>J’ai apprécié deux interventions à des moments différents mais
qui s’additionne d’une certaines manières</p>
<ul>
<li>Était évoqué les grands centre commerciaux, les Mall et ces
personnages qui viennent au mall sans argent, pour y zoner, les
« Mall Rats »</li>
<li>Pour évoqué une certaines lutte contre les techno-fachiste,
les personnes dans les halls d’immeuble en banlieue ne font pas
rien, elle fabrique du temps (qui laissera donc les
techno-faschiste se détruire pendant ce temps)</li>
</ul>
<p>En partant de là, j’ai une forme de motivation pour fabriquer,
créer, de l’artistique, du numérique local, alternatif. Je
retrouve, en quelques sortes, l’esprit de l’Electrolab, l’esprit
hackerspace. J’y mélange aussi la prise de conscience d’un manque,
d’un trou en moi : l’artistique. Musique ou dessin, je ne sais pas
bien. Mais les travaux dans la maison et le jardin ne remplisse
finalement pas ce vide. Faire quelques choses uniquement pour le
plaisir. Je prends du plaisir à faire les travaux ou mon jardin,
mais ce n’est pas totalement, uniquement, pour le plaisir.</p>
<p>Je repense aussi au « formation » que j’aimerais suivre :
cartographie (ça c’est peut-être un peu plus pour le côté pro de
mon activité ?) et le radio-amateurisme. Ce dernier parce que
j’aimerais recréer des réseaux local basé sur une infrastructure
le plus maison possible.</p>
<p>Une autre chose m’a beaucoup fait réagir, m’a mis face à un
« problème ». Je le sais depuis longtemps, mais les mots utilisé
par <a
href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Riot-Sarcey">Michèle
Riot-Sarcey</a> à propos des réseaux sociaux qui sont là pour nous
voler notre temps, nous chasser… J’ai trouvé ça tellement fort,
tellement intéressant. Ça résonne aussi beaucoup avec le fait
qu’en ce moment je m’observe devant l’ordi, à scroller sur
facebook, à scroller sur youtube, à regarder une série sur un site
de streaming… Mais pourquoi faire ! C’est un cercle vicieux que
j’ai déjà rompu une fois. J’avais replongé à l’époque du covid. Je
n’arrive pas à rebriser cette prison pour l’instant. En avoir
confiance c’est peut-être un bout du chemin ?</p>
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</html>