Livre de Frédéric Lenoir « La puissance de la joie » Sitina aime bien Frédéric Lenoir, elle ajoute pas mal de ses ouvrages à la maison. Je n'avais pas encore lu. J'ai pris celui-ci parce que je n'ai jamais lu sur le sujet de la joie, je trouvais ça intéresant. Il fait souvent référence à Bergson, je crois avoir entendu Pegguy en parler également, je me dis que c'est peut-être quelqu'un que je pourrais lire ? Une citation de Bergson : > Le plaisir, écrit-il, n'est qu'un artifice imaginé par la nature pour obtenir > de l'être vivant la conservation de la vie; il n'indique pas la direction où > la vie est lancée. Mais la joie annonce toujours que la vie a réussi, qu'elle > a gzagné du terrain, qu'elle a remporté une victoire : toute grand joie a un > accent triomphal. Sur l'attention et la joie > L'attention nous éduque à la présence. Mais la présence va au-delà du simple > fait d'être attentif. Elle est une attention qui engage tout notre être : nos > sens, mais aussi notre coeur et notre esprit. On est attentif quand on > regarder bien, quand on écoute bien, quand on goûte bien. La présence n'est > pas seulement sensorielle. Elle n'est pas une forme de réceptivité ordinaire. > Elle consiste à accueillir, avec générosité, le réel, le monde, autrui, parce > qu'on sait qu'ils peuvent nous enrichir intérieurement, peut-être même nous > procurer de la joie, mais aussi parce qu'on peut leur donner quelque chose en > retour ; un apprentissage, une joie. > > Ce qui fait la valeur d'une vie n'est pas la quantité de choses que nous y > avons accomplies, mais la qualité de présence qu'on aura placée dans chacune > de nos actions. À propos de la quantité versus la qualité. La joie se trouve plutôt dans les aspects qualitatif (évidemment). > Pour que la joie puisse fleurir, ne restons pas dans cette constnte dimension > utilitaire qui nous interdit l'ouverture et la disponibilité. La joie surient > bien souvent quand on n'attend rien, quand on a rien à gagner. Il évoque le consentement aux évènements de la vie, aux évènements quotidien. C'est pas très clair pour moi, j'entends parlé de consentement dans d'autre contexte. > La liberté, c'est l'autonomie. Chaque progès sur la voie de la libération > conduit à la joie. Spinoza évoque > On ne peut bien s'accorder aux autres que si on s'est déjà accordé avec > soi-même. Tous les conflits, quels qu'ils soient, proviennent des passions. > Un être humain qui est parvenu à surmonter ses passions, à les transformer en > joies actives, ne peut plus nuire à autrui. Il a vaincu en lui l'égoïsme, la > jalousie, l'envie, le besoin de dominer, la peur de perdre, le manque > d'estime de soi ou un trop grande estime de soi, bref, tout ce qui crée les > conflits entre les individus et les guerres entre les peuples. **La recherche > éthique individuelle de l'« utile propre » mène donc nécessairement à la > réalisation du bien commun.** Il parle aussi d'un certain Khalil Gibran et de « son Prophète » (référence d'un livre ?) qui dirait : > Sur votre chemin commun, créez des espaces et laissez-y danser les vents du > firmament. Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une > alliance qui vous enchaîne l'un l'autre. Que l'amour soit plutôt une mer qui > se laisse bercer entre vos âmes, de rivages en rivages. Emplissez chacun la > coupe de l'autre, mais ne buvez pas à une seule et même coupe. Partagez > votre pain, mais du même morceau ne mangez point. Chantez et dansez ensemble > dans la joie, mais que chacun de vous soit seul. Comme chacune des cordes du > luth est seule alors qu'elles frémissent toutes sur la même mélodie. Offrez > l'un l'autre votre coeur, mais sans en devenir le possesseur. Car seule la > main de la Vie peut contenir vos coeurs. Et dresse-vous côte à côte, mais > pas trop près : Car les piliers qui soutiennent le temple se dressent > séparés, Et le chêne ne s'élève pas dans l'ombre du cyprès Plus loin, toujours sur la métaphore musicale > S'accorder au monde, c'est entrer en résonance avec nos proches, la cité, la > nature, le cosmos. C'est refuser de détruire la planète et de la piller, > c'est entretenir des relations respectueuses avec tous les êtres sensibles. > C'est, fondamentaliement, mener une vie éthiquement juste, mais, plus encore, > c'est vibrer dans la joie de se sentir en harmonies avec ce qui nous entoure. À propos du consumérisme : > Le système se gripperait si nous cherchions notre joie ailleurs que dans les > rayons des magasins.