--- title: Mardi 1er décembre 2020 --- [Le néo-syndicat des travailleurs indépendants]( https://www.independants.co/). Et si je me syndiquais enfin ! Depuis le temps que ça me gratte. Je continue à avoir une grosse préférence pour [Solidaires](https://solidaires.org/) par contre. --- Entendu dans une réunion avec des représentants départementaux > C'est un nœud gordien Mais c'est quoi un nœud gordien ? > L’expression nœud gordien désigne, métaphoriquement, un problème qui ne > présente pas de solution apparente, finalement résolu par une action > radicale. Par extension, la solution apportée à ce problème est radicale, ce > qui a forgé l’expression « trancher le nœud gordien ». Cette expression > trouve son origine dans la légende d’Alexandre le Grand. [Nœud Gordien sur wikipedia](https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C5%93ud_gordien) Quand même les personnes qui bossent dans l'administration évoque ce genre de problème interne, c'est qu'il y a une belle marge de progression :) --- > L’actualité éditoriale rencontre aussi l’actualité politique puisque le > reconfinement de l’automne 2020 offre une deuxième raison de se tourner vers > les textes de Gorz. En effet, un débat public s’est ouvert sur la question > des commerces et besoins essentiels. Or, Gorz soulevait déjà cette question > dans les années 1960 : de quelle production sociale avons-nous besoin ? > Comment ôter au capitalisme le pouvoir de détermination de la production, > qu’il utilise pour maximiser ses profits plutôt que pour satisfaire les > besoins sociaux ? Si toute production et consommation est toujours > destruction de ressources finies, alors il faut choisir la production sociale > à privilégier : comment déterminer une production sociale capable de > satisfaire les besoins sociaux et compatible avec les exigences écologiques ? > A chaque fois que le statut de Sujet ainsi défini est attribué à Dieu, à la > Vie, à la Planète, à l’Ecosystème (…) autrement dit au-delà des êtres > humains, nous avons affaire à un anti-humanisme qui constitue le terreau > idéal sur lequel la dictature, l’oppression, le totalitarisme peuvent fleurir > quand ils choisissent une technologie, la grande compagnie ou l’entrepreneur > ne recherchent pas seulement l’efficacité technique mais aussi un monopole > local et régional et un pouvoir de contrôle conféré par une technologie > donnée > C’est pourquoi il critique la « technocratie » qui utilise « la technologie > pour renforcer et développer la centralisation du pouvoir » > Le projet gorzien d’affranchissement du travail capitaliste et de la sphère > marchande créerait alors un cercle vertueux : en désengageant le travail de > la croissance productive incessante et de la rentabilité, on prend déjà la > voie d’une politique écologique de production, et on laisse aux travailleurs > le temps de participer au débat démocratique pour confirmer et accentuer > cette transition. > On entend ainsi parfois que la transition écologique impliquera de travailler > plus pour sauver nos conditions de vie. Le projet décroissant de Gorz ne va > pas en ce sens. > C’est seulement en séparant les producteurs directs des moyens de production > et du résultat de la production qu’il a été possible de leur faire produire > des surplus dépassant leurs besoins et d’utiliser ces « surplus économiques » > à la multiplication des moyens de production et à l’accroissement de leur > puissance. A supposer, en effet, que les moyens de production industriels > aient été développés originellement par les producteurs associés eux-mêmes, > les entreprises seraient restées maîtrisables par eux, ils n’auraient cessé > d’autolimiter et leurs besoins et la nature et l’intensité de leur travail. _Et vive les Scop et autres coopératives et collectifs de travail_ > D’autre part, le capitalisme a détruit la norme du suffisant dans le ressenti > des besoins et partant, dans la consommation, en la stimulant > artificiellement, que ce soit par une dégradation volontaire de la qualité > des produits ou par des techniques de marketing visant à stimuler la demande. > Ainsi le capitalisme a étendu sa domination à la force de travail et à sa > reproduction, réduisant l’individu social à un « travailleur-consommateur (…) > client du capital en tant qu’il dépend(ait) à la fois du salaire perçu et des > marchandises achetées » > Nous serons au moins aussi bien habillés, chaussés, logés, transportés, > lavés, etc., qu’aujourd’hui, tout en vivant mieux mais autrement. Car, avant > tout, nous travaillerons beaucoup moins puisque les produits, beaucoup plus > durables, seront fabriqués en quantités plus petites. La course au rendement, > le travail abrutissant et affolant, les ʺcadences infernalesʺ n’auront plus > de raison d’être > L’utopie ne consiste pas, aujourd’hui, à préconiser le bien-être par la > décroissance et la subversion de l’actuel mode de vie ; l’utopie consiste à > croire que la croissance de la production sociale peut encore apporter le > mieux-être, et qu’elle est matériellement possible [De quelle écologie avons-nous besoin ? À propos d’André Gorz](http://www.contretemps.eu/ecologie-gorz-anticapitalisme-democratie-decroissance-revenu-universel/) Chaque extrait, article, échange à propos de Gorz me donne envie de le lire... À suivre ?